Les Grecs, s'ils veulent rester dans la zone euro, "ne
peuvent pas se prononcer pour des formations qui les feraient sortir de l'euro",
aux législatives du 17 juin, a affirmé lundi Laurent Fabius, tout en soulignant
que la France "n'a pas de leçons à leur donner"
"Il faut bien qu'on explique sans arrogance à nos amis grecs que s'ils
veulent rester dans l'euro, ce qui est je crois une majorité d'entre eux, ils ne
peuvent pas se prononcer pour des formations qui de fait les feraient sortir de
l'euro", a déclaré sur Europe 1 le chef de la diplomatie française.
"C'est très délicat car nous n'avons pas de leçons à leur donner. Mais en
même temps, la France qui n'a pas à donner de leçons doit dire les choses à
(ses) amis grecs", a ajouté Laurent Fabius. "Il faut bien que chacun comprenne
que l'enjeu c'est que les Grecs restent ou ne restent pas dans l'euro. On ne
peut pas à la fois vouloir rester dans l'euro et ne faire aucun effort".
Le parti de gauche Syriza, arrivé en deuxième position aux législatives du 6
mai, prône l'annulation des mesures de rigueur prévues par le plan de
redressement imposé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international
en échange des prêts accordés à Athènes jusqu'en 2014.
Devant l'impossibilité de former un gouvernement de coalition, faute de
majorité pour aucun des partis, la Grèce a convoqué un nouveau scrutin le 17
juin. Une victoire des formations traditionnelles, Nouvelle-Démocratie (droite)
et Pasok (socialistes), sanctionnées le 6 mai pour la rigueur imposée depuis
2010, n'est toutefois pas garantie.
Agence France Presse


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