L'espoir d'un possible accord sur la formation d'un gouvernement en Grèceémergeait jeudi 10 mai en fin de journée.
Le chef de la file de la Gauche démocratique, Fotis Kouvelis, qui a obtenu un peu plus de 6 % aux législatives grecques de dimanche, s'est en effet dit prêt à participer à une grande coalition favorable au maintien dans la zone euro mais pas aux conditions du plan de sauvetage.
Depuis le début de l'après-midi, des rumeurs circulent sur une possible alliance en la droite conservatrice (Nouvelle démocratie) et les socialistes du Pasok, sous la houlette de leur dirigeant Evangelos Vénizélos. Ce dernier avait été chargé par le président Karolos Papoulias de former un gouvernement après les échecs de la droite et de la gauche radicale.
Cette timide bonne nouvelle intervient alors que la Grèce a reçu jeudi 4,2 milliards d'euros sur les 5,2 milliards qui devaient lui être versés à cette date. Le Fonds de secours de la zone euro (FESF) a précisé mercredi que la Grèce n'avait pas besoin du milliard restant avant juin.
La Commission européenne avait dans un premier temps confirmé que les 5,2 milliards d'euros seraient versés jeudi en dépit de l'incertitude politique qui pèse sur le pays. Mais les incertitudes en Grèce ont poussé certains pays, surnommés"les triple A" en référence à la notation la plus élevée attribuée à leur dette, àdemander des assurances, avait indiqué une autre source gouvernementale, reconnaissant que l'impasse politique que traverse Athènes "inquiète tout le monde".
DEMANDES D'ASSURANCE À LA GRÈCE
Plusieurs responsables européens ont affirmé qu'Athènes devait respecter les engagements pris auprès de ses créanciers si elle voulait continuer à recevoir de l'aide. "Si la Grèce veut rester, il n'y a pas de meilleure voie que celle que nous avons adoptée, on ne peut pas avoir l'un (le sauvetage financier) sans l'autre" (les économies et les réformes), a affirmé le ministre allemand des finances,Wolfgang Schäuble, lors d'un colloque à Bruxelles.
Les pays qui bénéficient de l'aide de l'Union européenne doivent renoncer à une partie de leur souveraineté budgétaire au profit de l'UE, estime Ewald Nowotny, qui dirige la banque nationale d'Autriche et membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). Il encourage ces pays - la Grèce, l'Irlande et le Portugal - à garder le cap de leurs réformes. Il met en garde les pays concernés contre les risques que provoquent des objectifs trop ambitieux en matière d'austérité. Selon lui, elles doivent laisser de la place à la croissance. "Il est possible et nécessaire de mener de concert une politique de consolidation et des stratégies de croissance", a t-il déclaré.
La Grèce devra rembourser 450 millions d'euros d'obligations dès lundi que ses détenteurs ont refusé d'effacer dans le cadre de la vaste opération de restructuration de sa dette menée en mars. Athènes doit, en outre, rembourser 3,3 milliards d'euros d'ici au 18 à la Banque centrale européenne.
Le versement de la prochaine tranche d'aide doit en théorie être décidé en fonction des discussions entre les bailleurs de fonds et les autorités grecques prévues en juin, mais est désormais hypothétique. Selon les analystes de Credit Suisse, de ce nouveau feu vert dépendra le versement d'une tranche d'aide de 23 milliards d'euros destinés à la recapitalisation des banques grecques, et de 8 milliards supplémentaires pour aider Athènes à faire face à ses échéances de remboursement, réduire son déficit et assurer le paiement d'arriérés.
Nouvelle menace de dégradation
Standard & Poor's a annoncé que la note souveraine de la Grèce, déjà en catégorie hautement spéculative, pourrait être abaissée encore davantage si l'actuelle impasse politique dans laquelle se trouve le pays devait avoir pour conséquence une perte du soutien du Fonds monétaire international (FMI) ou de la zone euro.
Le Monde
Nouvelle menace de dégradation
Standard & Poor's a annoncé que la note souveraine de la Grèce, déjà en catégorie hautement spéculative, pourrait être abaissée encore davantage si l'actuelle impasse politique dans laquelle se trouve le pays devait avoir pour conséquence une perte du soutien du Fonds monétaire international (FMI) ou de la zone euro.
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